Côtes de toul |
L'aire de l'appellation ne couvre actuellement plus qu'une centaine d'hectares proches de la ville de Toul, à l'Ouest de Nancy alors qu'elle a culminée à plus de 10.000 ha au milieu du XIXe siècle. Les ravages causés par le phylloxéra puis par la première guerre mondiale ont en effet failli faire disparaître totalement le vignoble lorrain.
Il faudra attendre 1950 pour que la tendance s'inverse sous l'impulsion de quelques vignerons passionnés. Les méthodes de production et de commercialisation ont été améliorées peu à peu. L'appellation "côtes de toul", qui était en aovdqs depuis 1951, a ainsi accédé au rang des appellations contrôlées en 1998. On compte actuellement une soixantaine de producteurs en activité.
Les côtes de toul sont surtout connues pour leur vin gris, un vin rosé dont la robe tire légèrement vers le gris, obtenu par pressurage direct sans macération à base de gamay et de pinot noir principalement. Ce sont des vins fruités et plutôt vifs. Les vins rouges sont élaborés à partir de pinot noir et meunier, les blancs à partir d'auxerrois, parfois complété d'aubin.
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Moselle (aovdqs) |
Le vignoble rattaché à cette appellation est disséminé en îlots, essentiellement sur les coteaux en bordure de la Moselle. Il ne reste plus qu'une trentaine d'hectares en production alors qu'il eut un passé glorieux. Pour avoir une idée de son potentiel, il suffit de passer les frontières luxembourgeoise et allemande proches pour trouver des vignes bien plus nombreuses. D'ailleurs, l'expression "vins de Moselle", quand elle est employée actuellement entre amateurs, désigne plus souvent les vins allemands ou luxembourgeois que français.
En blancs (70% de la production environ), les cépages utilisés sont principalement le müller-thurgau et l'auxerrois, mais aussi le pinot blanc, le pinot gris et le riesling. En rouge, on retrouve gamay et pinot noir.
Cliquer sur les verres pour une explication du système de notation et des codes de prix. Lire aussi "Faut-il noter les vins ?"